XVII settimana della lingua italiana nel mondo

XVII SETTIMANA DELLA LINGUA ITALIANA NEL MONDO

La Semaine de la Langue Italienne dans le Monde est un événement culturel international qui a lieu chaque année en octobre depuis 2001, à l’initiative de l’Accademia della Crusca avec le soutien du Ministère italien des Affaires Etrangères.
En France comme dans tous les pays, les Instituts Italiens de Culture et les Consulats sous le haut patronage du Président de la République Italienne organisent des évènements avec les associations de culture italienne.
Le thème choisi cette année est « L’italiano al cinema, l’italiano nel cinema ».

L’histoire de la langue italienne du XXème siècle est doublement liée à celle du cinéma. D’un côté l’écran met en scène le parler multiforme des Italiens et leur langue régionale, voire locale ; de l’autre côté, il en conditionne les usages et contribue à forger les identités.
Dans le cinéma italien, l’écrit et la parole s’entremêlent dans le film, de la mise en scène jusqu’au doublage. De l’origine de la Commedia dell’Arte en passant vers la réincarnation du néo-réalisme, vers les paroles imaginaires de Federico Fellini jusqu’à l’avalanche de mots dans le langage de Massimo Troisi, les expressions sont nombreuses, s’intègrent dans les autres langues et connaissent un succès planétaire d’un film ou d’un acteur. On peut citer par exemple : Dolce Vita, Paparazzi du même film de Federico Fellini, la Vita è bella de Roberto Benigni…des films sous la dénomination à l’italienne « Mariage à l’Italienne, Divorce à l’italienne »…aux oscars, mais aussi les western-spaghetti de Sergio Leone et tutti quanti.

Mais parlons très rapidement du film
« Mimi métallurgico ferito nell’onore … »

Dans ce film, au moins trois langues régionales de l’Italie sont à l’honneur : le sicilien, le turinois, le napolitain et aussi le langage par les gestes (entre Carmelo et Fiore)

Carmelo Mardocheo (Giancarlo Giannini), un brave ouvrier sicilien surnommé Mimi, refusant de se plier aux règles de la mafia. Attaché à la cause et ses sympathies pour le parti communiste, il boycotte les consignes de vote du mafioso local. Privé de travail, laissant sa femme Rosalia en Sicile (Agostina Belli), il est contraint de s’expatrier à Turin où il fait connaissance de Fiore (Mariangela Melato) avec laquelle il fonde un nouveau foyer à l’insu de son épouse restée au pays.
Les retours irréguliers al paese, le désintérêt affectif envers sa femme, fait naître quelques suspicions auprès de son entourage qui lui avoue plus tard qu’il est cocu. Blessé dans son honneur, il manigance sa vengeance…

Avec cette comédie satirique, Lina Wertmüller (que nous avons eu le plaisir de rencontrer à Villerupt) dénonce à la fois la dictature de l’apparence et le code de l’honneur qui prennent le pas sur l’humain, ses sentiments et la corruption qui gangrène les couches de la société italienne de l’époque.

Dans cette entreprise, la réalisatrice est aidée par le talentueux Giancarlo Giannini dont le génie comique fait merveille (Prix Donatello pour le meilleur acteur).

Alphonse Romano

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