Italire 2019 Pol’Art – La musique dans les polars

La musique dans les polars, films et séries

Samedi 29 mars 2019 à 16h, Anne-Marie Dufour

La musique de film –colonna sonora en italien- remplit des fonctions diverses. Dans les polars on entend souvent du jazz, mais il peut tout aussi bien être remplacé par de la musique traditionnelle dans les films italiens. La musique peut accompagner et amplifier les émotions créées par les images, ou venir au contraire en contrepoint des images. Elle peut se faire discrète en se mêlant aux bruitages du film ou s’imposer, devenant presque assourdissante. Il arrive souvent que les leitmotivs s’impriment comme des rengaines dans notre mémoire et souvent les chansons des films ont marqué les générations. De nombreux compositeurs italiens ont su imposer leur savoir-faire, leur style, au-delà de leurs frontières : Nino Rota, Ennio Morricone, Nicola Piovani,…

Une bonne musique de film

Si une musique peut « plomber » un film et ses dialogues, une bonne bande originale peut aussi sauver un film. (…) La bonne B.O. c’est celle qu’on retient encore quelques années après, celle qui vit sa vie à côté du film. (…) A quoi peut servir la musique dans un film ? à faire un pas de côté, faire surgir une autre émotion. (…) Un film sans musique, cela rend les choses étranges. Laurent Delmas sur France Inter (28/02/2019)

Jeu musical

Le jeu musical qui a suivi, à la recherche des grands succès d’Ennio Morricone, a suscité beaucoup d’enthousiasme dans le public. Mais Jean-Lou Magistrali, le maître des bons points, veillait sans sourciller à repérer la première bonne réponse.

Liste des films ayant illustré « La musique dans les polars » :

Baaria, film de Giuseppe Tornatore, musique d’Ennio Morricone, scène de cinéma muet (2009 )

Fumeria d’oppio, film de Raffaello Matarazzo, musique de Ezio Carabella, la jeune fille sur les rails (1947)

La loi c’est la loi, film de Christian-Jaque, musique de Nino Rota, début du film, arrivée de Totò et Fernandel (1958)

Divorce à l’italienne, film de Pietro Germi, musique de Carlo Rustichelli, deux crimes rêvés par Marcello Mastroianni (1962)

La fille qui en savait trop, film de Mario Bava, musique de Les Baxter, Adriano Celentano et Roberto Nicolosi, nuit d’horreur pour une jeune Américaine (1963)

Operation San Gennaro, film de Dino Risi, musique de Armando Trovajoli, préparation de l’opération et découverte du trésor (1966)

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, film d’Elio Petri, musique d’Ennio Morricone, Gian Maria Volontè arrive chez sa maîtresse qu’il va tuer (1970)

Sacco et Vanzetti, film de Giuliano Montaldo, musique d’Ennio Morricone chantée par Joan Baez, générique du film avec les arrestations, final du film devant la chaise électrique (1971)

Mélodie meurtrière (Giallo Napoletano), film de Sergio Corbucci, musique de Riz Ortolani, Marcello Mastroianni joue une sérénade à la mandoline (1979 )

Le Parrain III, film de Francis Ford Coppola, musique de Nino Rota, une fête familiale suivie d’une intrusion criminelle ( 1990)

Le commissaire Montalbano, série d’après les romans d’Andrea Camilleri, musique de Franco Piersanti, générique et scène de découverte d’un meurtre (1999)

Don Matteo, série imaginée par Enrico Oldoini musiques de Pino Donaggio et Andrea Guerra, importance d’une musique en accord ou en contrepoint avec les images (2000)

La mafia tue seulement en été, comédie de et avec Pif, musique de Santi Pulvirenti, début du film le héros est conçu pendant un règlement de compte de la mafia (2013)

On l’appelle Jeeg Robot (Lo chiamavano Jeeg Robot), film de Gabriele Mainetti, musique de Gabriele Mainetti Michele Braga, la vie d’Enzo est transformée après un plongeon dans les eaux du Tibre ; le super héros, amoureux attendri  (2015)

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