Italire 2017 – Anna Magnani, années 40 : entre ancien et nouveau

conférence, par Oreste Sacchelli
Le cinéma italien a pris son autonomie à la fin des années 1930, quand, libéré de la concurrence américaine par les restrictions du fascisme, il vit la naissance de Cinecittà. Il produisit alors de nombreux films d’aventures sur le modèle du western mais avec comme décor l’Ethiopie où l’Italie tentait de se créer son empire colonial, ou encore des péplums qui eux aussi devaient montrer la supériorité italienne.Anna Magnani, venue du théâtre, joue, au début des années 40 des rôles de mondaines comme de femmes du peuple.

C’est par sa rencontre avec Roberto Rossellini que son talent va éclater, en particulier dans Rome, ville ouverte, qui eut un succès international avec la scène mythique de la mort d’Anna. Le Néoréalisme est né. De 1945 à 1948, Anna Magnani tourne huit films sous la conduite de Roberto Rossellini, où elle joue tantôt une aristocrate, tantôt une femme du peuple.
La rivalité cinématographique et personnelle entre Anna Magnani et Ingrid Bergman, autre grande actrice des années 40, a attiré l’attention sur ce cinéma italien du Néoréalisme qui était en train de produire tant de chefs d’œuvre et de rendre sa fierté au peuple italien après la douloureuse période du fascisme. La carrière d’Anna Magnani est couronnée par un Oscar de la meilleure actrice en 1956 dans le film La rosa tatuatta, de Daniel Mann.

Un reportage de TVM, le canal de télévision de la commune de Maizières-lès-Metz

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